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RELANCE DES AFFAIRES

Les opérateurs réclament la confiance

La signature de l’accord cadre à Maputo s’avère positive pour l’économie.
Mais la mise en place d’un gouvernement consensuel est primordiale.
« A partir de maintenant tous les problèmes doivent être résolus ». Pour le milieu économique, cette affirmation de Andry Rajoelina à son arrivée à Maputo à l’aéroport d’Ivato repose encore sur plusieurs conditions. Il s’agit notamment d’un retour de la confiance d’abord de la population puis des bailleurs de fons envers les dirigeants. L’instauration d’un gouvernement consensuel qui répond à l’attente de tous les acteurs, est indispensable pour asseoir cette confiance.

« L’établissement  du gouvernement consensuel est très important, car il devra assurer la sérénité dans le monde des affaires », affirme Hugues Rajaonson, membre du Cercle des économistes de Madagascar. « Le gouvernement doit d’abord redonner confiance aux opérateurs », ajoute-t-il.
Du côté des opérateurs économiques, la mise en œuvre du plan de relance élaboré par des groupements est primordiale. « Nous félicitons l’évolution de la situation politique. La signature de la Charte nous a rendus optimistes, mais maintenant il faut accélérer les choses, notamment l’application du plan de relance proposé par des groupements économiques », indique Martin Rakotozafy, vice-président du Fivmpama. « Les Malgaches ont besoin de se secouer, il ne devra plus y avoir d’obstacles dans l’entreprenariat », poursuit-il.
En ce qui concerne les relations avec les principaux bailleurs de fonds, elles restent encore pour le moment en stand-by. Ainsi le Fonds Monétaire International attend des détails sur la Charte de Maputo.

Décision incessamment
« Nous ne pouvons  pas encore nous prononcer, il nous faut plus de détails avant de prendre des décisions. Tout dépend aussi des pays membres », déclare Pierre van den Boogarde, le représentant de cette institution monétaire. « La décision collective devra être connue incessamment », avance-t-il.
L’Union européenne n’a pu être contactée, tandis que la Banque mondiale affirme ne pas vouloir se prononcer sur un accord politique.

Lantoniaina Razafindramiadana ; L’EXPRESS DE MADAGASCAR DU 11 AOUT 2009



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